LA FAMILLE

MON SECOND TRIMESTRE DE GROSSESSE.

Je voulais vous remercier infiniment pour tous les messages bienveillants que j’ai reçu suite à mon article sur mon premier trimestre de grossesse. J’appréhendais un peu les jugements et réactions mais finalement, il n’y avait vraiment aucune raison.
Et j’ai surtout pu constater qu’on était nombreuses dans le même cas de « pas-super-bonheur-absolu » et surtout nombreuses à avoir culpabilisé de cet état d’esprit.

J’en suis aujourd’hui à la moitié de mon 8ième mois de grossesse, autant vous dire que cette période est maintenant loin, mais j’ai malgré tout l’impression que c’était hier ; cette période m’a clairement marquée. ( bon en même temps c’est pas tous les jours qu’on apprend qu’on est enceinte, heureusement que le début de la grossesse a été un moment marquant ^^ )

Retour maintenant sur mon second trimestre, qui a été très différent.
Dès la mi-Novembre, j’ai senti une grosse amélioration de mon état physique ( pile-poil à la fin du 3ième mois, MI-LLI-MÉ-TRÉ le truc 😉  Un vrai regain d’énergie qui était clairement le bienvenu. Ça c’est pour la partie physique, côté psychologique, ça n’a pas été simple.
Pour vous la faire courte, je l’évoquais dans cet article dans le paragraphe « remonter en selle », la boite a connu une très très grosse activité sur la dernière quinzaine de novembre ; des heures de boulot à n’en plus finir, des journées qui démarraient à 5h pour se finir à minuit passé, on a travaillé comme des acharnés, sans trop se poser la question de savoir si ça allait bien. On n’avait pas le choix. Voilà pourquoi le regain d’énergie était nécessaire, je n’aurais pas pu assurer avec le niveau de fatigue du premier trimestre, c’était impensable.
Est ensuite arrivé le mois de Décembre, qui est pour nous le plus gros mois de l’année, quasiment un tiers de notre chiffre d’affaire annuel donc impensable de se poser. On a clairement tenu sur les nerfs !

Alors physiquement ça allait, mais comme je le disais, psychologiquement c’était plus compliqué ; j’ai eu peur, peur de ce que j’étais en train de faire subir à mon organisme, j’ai eu peur pour mon fils, peur des conséquences que tout ça pouvait avoir sur lui… alors j’ai appelé ma sage femme qui m’a proposé une échographie les jours suivants, pour me rassurer et calmer mes angoisses !
Et bien figurez-vous que ce petit bonhomme n’était nullement perturbé par toute cette effervescence, puisque tout allait parfaitement bien et que son développement se poursuivait à merveille.
Clairement ce coup de téléphone et cette échographie « supplémentaire » on a été la meilleure décision de ce deuxième trimestre ! J’ai pu finir mon mois de décembre, certes sur les rotules, mais sereine et apaisée de savoir que mon bébé se portait bien. Ça m’a donné une énergie folle !
Je ne sais pas si toutes les sages-femme acceptent de le faire mais si vous êtes dans un cas comme ça et que vous vous sentez vraiment stressée, posez la question !

Tout de suite après les fêtes, nous sommes partis en Guadeloupe avec nos meilleurs amis, meilleure décision à nouveau ex æquo avec celle du dessus ! – 10 jours sous le soleil, à ne rien faire si ce n’est profiter et se reposer ( et manger ), c’était tout ce dont j’avais besoin. Comme je l’expliquais dans mon article sur le sujet, je n’ai jamais été si détendue et attentive à mon corps, j’ai pu prendre conscience de chaque changement et surtout de chaque mouvement de bébé ! Si vous en avez l’occasion, partez en « vacances » pendant votre grossesse et prenez le temps de vous recentrer quelques jours, ça m’a fait un bien fou, tant physiquement que moralement.

Quant à mon état d’esprit pendant ce trimestre ; tout à changé, ces trois mois m’ont permis de prendre conscience de la chance que j’avais de porter cet enfant, de la chance que l’on avait de devenir parents… Je ne dis pas que j’ai cessée de stresser et que du jour au lendemain j’ai pensé que le timing était parfait, loin de là ! Mais c’est comme si mon instinct maternel s’était révélé à ce moment là ; j’avais souvent envie de pleurer de joie et d’émotion en pensant au fait que l’on allait fonder une famille et prendre soin de lui pour le restant de sa vie. J’ai commencé à imaginer ce que serait la vie à trois et développé un amour inconditionnel que je ne soupçonnais même pas. Clairement je crois qu’il faut le vivre pour le comprendre. Moi qui suis loin de m’émerveiller devant les enfants ou de m’émouvoir d’une relation mère/enfant, Je me suis sentie bénie. Vraiment. Et c’est encore le cas aujourd’hui.

Je ne pense pas vous faire d’article sur le troisième trimestre en cours car il est sensiblement identique au second. J’alterne entre l’excitation, l’émotion et la peur, et puis la fatigue commence a revenir… peut-être parce que je n’ai toujours pas su lever le pied et qu’à bientôt 8 mois et demi, il serait peut-être temps 😉
Mais franchement j’estime avoir beaucoup de chance d’avoir encore l’énergie et l’envie de travailler et de déplacer des montagnes !

Maintenant, même si je sens d’avance que la grossesse et cette sensation en moi vont me manquer, je me languis tellement de faire la connaissance de ce petit être qui va bouleverser notre vie, sans aucun doute pour le meilleur. Je le sais déjà avec certitudes, de ma vie il n’y aura aucune rencontre plus forte que celle-ci.
Et puis clairement j’ai hâte de retrouver mes jeans et mini-jupettes et d’engloutir un plateau de Sushi ! Ahaha

Je vous embrasse et vous dis à très bientôt pour un nouvel article !

Maÿlis

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