ORGANISATION & PRODUCTIVITÉ

MONTER SON PROPRE BUSINESS : 7 RÉALITÉS ET CONSEILS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION

Aujourd’hui c’est Lundi, et je ne sais pas par chez vous, mais ici chez moi, le soleil est au rendez-vous depuis vendredi, et ça fait un bien fou !!
J’ai passé un excellent week end, et qui dit Lundi, dit nouvelle semaine, nouveaux défis, nouveaux challenges ! So, let’s do it 🙂

Vous avez été nombreuses ces dernières semaines à m’envoyer des mails au sujet de l’entrepreneuriat, J’avais donc envie de vous proposer un article sur le sujet. Histoire de remettre quelques – tristes – vérités à leur place, et vous donner quelques astuces liées à ma propre expérience.

L’entrepreneuriat, ça n’a jamais été mon projet. J’ai toujours voulu évoluer dans une boite en tant que salariée et gravir les échelons pour arriver au sommet. L’idée de monter mon propre business ne m’a jamais traversé l’esprit – j’ai même séché tous les cours d’entrepreneuriat de mon cursus en me disant que ça ne me servirai jamais – Visionnaire la Maÿlis…

Du coup, on ne peut pas dire que j’étais de celles qui voyaient l’idée d’être son propre patron comme un rêve ultime. Pourtant, je vois beaucoup de gens autour de moi qui se lancent, et je me dis que c’est un vrai sujet de nos générations : On rêve d’indépendance, de liberté, de vivre des expériences nouvelles… On a des idées folles, des projets et des rêves à n’en plus finir.

Alors, voici de ma propre expérience, quelques points important à prendre en compte :
Je vous préviens je démarre par le très-très négatifs, je viendrais au positif après 🙂 

 

1. VOIR LA RÉALITÉ FINANCIÈRE EN FACE :

L’entrepreneuriat, c’est énormément de sacrifices. J’ai quitté mon job plutôt bien payé – enfin « bien payé »… Relativisions un peu si vous voulez bien… bien payée comme une étudiante tout juste sortie de l’école ! Voilà. – Pour un micro-rikiki-chômage de rien du tout.
Pour ne rien arranger, mon mec est dans le même bateau que moi : Nous avons arrêté les restos, arrêté le shopping chez Zara et autres diablos du genre, nous regardons à la dépense tous les jours, nous ne partons plus en week end… Nous ne pouvons plus suivre nos potes dans toutes leurs aventures. Bref, notre vie à beaucoup changée, et question finance, pour l’instant c’est plutôt pour le pire.

En revanche, on va pas se mentir : nous avançons avec l’espoir qu’avec le temps, la boite que nous sommes entrain de faire grandir, puisse nous rapporter suffisamment pour pouvoir vivre confortablement sans rien devoir à personne. Et ça vaut bien quelques sacrifices de départ.

 

2. NE PAS COMPTER SON TEMPS.

Nous travaillons beaucoup. Pour ne pas dire qu’on ne fait que ça… en même temps j’ai envie de vous dire qu’on a pas les moyens de faire autre chose donc heureusement qu’on a peu de temps libre 🙂 
Être son propre patron, c’est beaucoup de liberté. Mais attention, beaucoup de liberté ne veut pas dire beaucoup de temps.
On a la liberté d’exécution, la liberté d’organisation, la liberté des horaires et la liberté de on-fait-ce-qu’on-veut. Mais au final, la charge de travail liée à un démarrage de projet est trop intense pour prendre du bon temps à tout va.
Et puis quand bien même, vous verrez que votre motivation et votre détermination fera que vous n’aurez envie que d’une chose : travailler à votre propre succès !

 

3. SE POSER LES BONNES QUESTIONS, CHOISIR LES BONNES ORIENTATIONS. 

Aujourd’hui, il est très facile de monter une boite, très facile de se créer une site, une carte de visite, il est très facile d’obtenir le prêt d’une banque. Vraiment. C’est à vous de vous poser les bonnes questions, personne ne le fera à votre place :
. Quelle est mon idée ?
. Existe-t-elle déjà ?
. Si oui, est ce qu’il y’a vraiment une place supplémentaire ? Quelle est ma valeur ajoutée ?
. Si non, pourquoi n’existe-t-elle pas déjà ?
. Est-ce un projet viable ? Est-ce rentable sur du long terme ?

Pour ma part, j’ai eu longtemps l’envie d’ouvrir une boutique. Rien de foufou. Juste une boutique où j’aurais pu vendre mes produits coup de coeur. Sauf qu’en me posant quelques questions, j’ai réalisé que ce que j’aimais, je l’aimais parce que je l’avais vu dans des boutiques qui me plaisaient. Donc, après réflexion je voulais juste ouvrir un duplicata de mes boutiques préférées.
Bon… C’était donc une idée pas terrible – pour ne pas dire une idée de merde, je n’avais aucune valeur ajoutée sur le marché, mon projet était voué à l’échec.

Je sais que la question de la rentabilité est très souvent occulté au début et pourtant c’est de ça dont dépend la viabilité de votre projet : Vous devez pouvoir gagner votre vie grâce à votre activité, gardez toujours ça en ligne de mire !

4. PRENDRE EN COMPTE LA POSSIBILITÉ D’ÉCHOUER. 

90% des start-up échouent dans leur première année. Quatre-vingt-dix-pourcent ! Clairement l’échec n’est pas à négliger, c’est un vrai risque dont il faut tenir compte !

Depuis le jour ou nous avons créer notre boite avec Mathias, nous avons un plan B. Nous avons pris des risques que nous avons intelligemment bordés, pour que si l’échec pointe le bout de son nez, on ne se retrouve pas sous un pont avec 100 000 euros de dettes à la banque.

Une chose est sûre c’est que vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour maintenir votre boite à flot, la faire grandir petit à petit et je suis certaine qu’avec travail, détermination et confiance en vous, vous y arriverez, mais rien n’est jamais sur à 100%. Prévoyez un plan B, gardez en tête que ça peut arriver, et que si c’est le cas : ce n’est pas vous qui avez échoué, c’est le projet qui a échoué ! C’est juste une route vers une nouvelle aventure ! – Peut-être même encore plus belle, qui sait…

 

 

Voilà, j’ai bien noirci le tableau, maintenant place aux bonnes ondes :

 

5. SE LANCER. 

Oui l’échec est un paramètre à prendre ne compte. Mais c’est juste un paramètre, ça ne doit ni être un frein ni un vecteur d’angoisse qui vous empêche d’avancer. Vous avez certainement une idée géniale, des compétences et un réseau qui vous feront gravir des montagnes. Vous êtes capables d’atteindre vos rêves, de faire vivre vos projets : cessez de reculer et foncez !
Vous n’avez qu’une vie, vous devez vous laisser la chance de vivre pleinement et de façon épanouie !

Me lancer dans l’entrepreneuriat a été la meilleure décision de toute ma vie : Je suis mon propre patron à 25 ans, je fais ce que j’aime, peut-être 17 heures sur 24 et sans gagner un rond pour cette première année, mais je fais ce que j’aime au quotidien, je me lève chaque matin avec l’envie de déplacer une montagne de plus, de dépasser mes objectifs et d’aller toujours plus loin ! C’est la plus grande source de bonheur et de satisfaction qu’il soit.

 

6. PRENDRE DES RISQUES. 

On ne créer pas une boite sans prendre de risque. Le risque financier déjà, de se retrouver sans ressource. Mais aussi tout un tas de risque auxquels vous serez confrontés les premiers mois. Je les appelle risque parce que vous aurez tout un tas d’opportunités qui s’offriront à vous, mais comme vous ne serez pas encore bien rodée, vous avancerez à tâtons.
Suivez-votre intuition mais ne vous fermez pas à des projets qui vous semble insurmontables. Croyez en vous, en vos capacités, ouvrez-vous des portes, vous êtes capable de grandes choses ! 🙂

À l’inverse vous verrez qu’en début d’activité, on a tendance à répondre positivement à toutes les sollicitations, et c’est une erreur mais vous vous en rendrez vite compte par vous-même 🙂

 

7. ÊTRE FIER DE SOI. 

Quand on se lance dans un projet, on ne sait pas à quel moment on a le droit d’être fier de soi.
Avec Mathias on s’était dit ; quand on tirera notre premier salaire. Sauf que comptablement, on ne peut pas se tirer de salaire avant la fin de la première année – même si la boite gagnait des millions – quoi que là on pourrait certainement s’arranger.. mais bref…
Mais des victoires ces premiers mois, il y’en a eu par dizaine. Les premières on a pas osé laisser éclater notre joie et on a vu notre entourage le faire pour nous… Et finalement on s’est dit que merde, on avait le droit d’être fier de nous, fier de notre travail, fier de nos minis-victoires et grandes réussites.

Vous aussi soyez fier de vous, vous le méritez, votre projet de mérite. Votre premier contrat, votre premier partenariat, vos premiers followers, vos premiers rendez-vous, célébrez tout !

 

 

Voilà donc un petit bout de mon expérience. C’est complètement décousu, voir même un peu en vrac, mais c’est très difficile parce qu’il y’a mille choses à dire sur le sujet.
J’espère tout de même que cet article vous aura plu et aura ouvert votre réflexion,
N’hésitez pas si vous avez des questions ou des conseils à partager !

 

A très bientôt,

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4 Comments

  • Reply
    Jessica
    27 mars 2017 at 16 h 04 min

    Considération? 🙂

  • Reply
    Aline - Graphiste illustratrice
    27 mars 2017 at 20 h 40 min

    Etant entrepreneure depuis plus de 3 ans, j’avoue que mon 1er projet de départ a échoué, le 2ème itoo et là, je suis sur la bonne voie car tous ces projets qui ont échoué m’ont beaucoup réfléchir sur ce que je voulais réellement faire, ce que je pouvais apporter aux autres et qui m’apportent également de l’argent.
    Les blocages sur l’argent jouent beaucoup aussi, après 3 ans d’activités, je commence à travailler dessus et le changement est juste waoh! Alors si je devais un conseil aux gens qui veulent devenir entrepreneur: travailler sur votre rapport à l’argent et libérer vos blocages liés à ce thème!

    Enfin, bon courage à toi pour la suite et bravo d’en être déjà venu à cette étape du chemin-là. 😉

  • Reply
    Dominique de Je Mérite Mieux
    31 mars 2017 at 17 h 05 min

    Bonjour Maÿlis,

    whaou super ton article, vraiment. Merci beaucoup de partager ton expérience, c’est super-important, pour que les autres se sentent moins seules et restent motivées.

    Je rejoins également Aline, sur les blocages avec l’argent je sais très bien de quoi elle parle!

    A très vite ^^

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